LES INSTRUMENTS DES CORRS
 
 
JIM
 
La guitare
 

La guitare est l'instrument principal de Jim. Pour chaque concert, il en joue pour les 3/4 des titres. C'est à la fin des années 70, à 13 ans, que Jim a apprit à jouer de la guitare. Son voisin lui a offert sa première guitare, et avec lui il a prit ses premiers cours. Doué pour la musique, Jim a rapidement maîtrisé cet instrument. "Je crois qu'inconsciemment j'ai toujours voulu être musicien. Mais ce n'est qu'a 18 ans que j'ai vraiment réalisé, et c'est à 21 ans que j'ai fait ma première tournée en Allemagne en tant que musicien".

Sur scène, il alterne entre guitare sèche et guitare électrique, selon la chanson et l'effet souhaité. C'est pourquoi pendant les concerts, il est assez facile de voir une personne de l'équipe venir l'aider à changer rapidement de guitare entre deux chansons. Jim en joue toujours avec enthousiasme, il aime ça. Pour le Lansdowne road, il est tellement en forme qu'il arrive à jouer de la guitare tout en sautillant. Même s'il semble apprécier autant la guitare sèche que la guitare électrique, il joue beaucoup plus souvent de la guitare sèche, laissant plutôt Anto Drennan jouer de la guitare électrique.

 

Les guitares sèches : La plus utilisée par Jim est certainement la Taylor 612CE (photos 1 et 2). Depuis le Royal Albert Hall, Jim l'utilise pour la plupart des tournées du groupe. Ainsi, on peut la voir sur les vidéos du Lansdowne Road, du Live in London et du Live in Geneva. Il l'utilise généralement pour des titres comme "Dreams", "Only when I sleep", "So young" ou encore "Queen of Hollywood". La Guild F512 (photo 3), est aussi une guitare régulièrement utilisée par Jim. Il s'en sert pour l'Unplugged, sur des titres comme "At your side" mais aussi pour le Live in Geneva, sur des titres comme "Runaway" ou "Radio". La Guild F50R (photo 4), qui ressemble beaucoup à la F512 a été utilisée lors de l'Unplugged pour "Dreams", "Only when I sleep", "Little wing", "So young", ou encore "Queen of Hollywood".

 
     
 

Les guitares électriques : La Fender Telecaster 60 custom (photo 1) a été utilisée par Jim pendant les premières années du groupe. On le voit en jouer au Lansdowne Road et au Live in London pour des titres comme "What can I do" ou "Forgiven not forgotten". La Fender Stratocaster Deluxe (photos 2 et 3) a été utilisée par Jim au Lansdowne Road (pour "The right time") et au Live in London (pour "Irresistible" et "I never loved you anyway"). La Gibson SG Custom (photo 4), guitare très esthétique, a été moins utilisée. Mais elle apparaît sur le Live in London pour "No more cry" et sur le Live in Geneva pour "Toss the feathers".

 
     
 

Autres guitares : Jim a utilisé une multitude de guitares et il est très difficile de toutes les recenser. En plus de celles citées ci-dessus, en voici d'autres plus secondaires en images.

 
     
 

Pour terminer cette rubrique sur les guitares de Jim, il est nécessaire de dire quelques mots sur une guitare incroyable qui lui fût présentée le 28 juin 2004 lors des répétitions pour le concert donné au Point Theatre de Dublin.

Ce jour là, alors que Jim répète avec les autres membres du groupe, deux personnes viennent lui proposer en avant première un prototype de guitare bien particulier. Il s'agit d'une guitare électrique qui a la forme du tout premier logo des Corrs. De couleur verte, cette guitare est réellement magnifique. Jim, ainsi que Anto Drennan, sont impressionnés par ce modèle et également ravis de l'essayer quelques instants. C'est la seule apparition de cette guitare (qui est un modèle unique). L'avenir dira si Jim s'en servira un jour sur scène. Cette présentation de la guitare est visible dans le documentaire "All the way home" (Acte 5 : The new Corrs)

 
Piano et claviers
 

Le piano est le premier instrument que Jim a apprit. Quand il n'avait que 4 ans, ses parents avaient installé dans sa chambre un vieux piano offert par le père de Gerry pour son mariage. Jim, quelque peu fasciné par cet instrument aimait taper sur les touches du piano. Il jouait n'importe quel air que son père mettait sur le tourne-disques en bas. Puis son père lui apprit à en jouer.

 

En plus du piano, Jim joue des claviers. Son instrument préféré car on peut faire toute sorte d'instrument comme la basse ou la batterie. Sur scène, Jim joue surtout des claviers. Toujours très à l'aise, il lui arrive même d'en jouer tout en ayant sa guitare autour du cou. Il joue peu du piano. Il s'en sert surtout pour des titres calmes comme "Closer" ou "No frontiers". C'est pour l'Unplugged, instrumentation acoustique oblige, qu'il va le plus s'en servir.

 

Le plus connu : C'est certainement le E-mu Systems Masterkeyboard. Il a été très utilisé par Jim jusqu'en 2001. Il s'en est servit pour la plupart des concerts et des apparitions publiques. Cet instrument apparaît sur les vidéos des concerts du Royal Albert Hall (photo 1), du Lansdowne Road (photos 2 et 3) et du Live in London (photo 4). A noter qu'il y a eu deux modèles légèrement différents comme le montre la photo 2 (prise au Royal Albert Hall) et la photo 3 (prise au Lansdowne Road).

 
     
 

Autres pianos et claviers :  Le Steinway and sons (photo 1) a servit pour le Lansdowne Road et l'Unplugged. Un instrument idéal pour des titres comme "No frontiers", "Lough Erin Shore" ou encore "Runaway". Le Yamaha PF 1000 Digital Piano a été utilisé pour la tournée "In blue" et il apparaît bien sur sur la vidéo du Live in London (photo 2). Jim l'a également utilisé pour quelques autres prestations en public comme le "Stage 40" en mai 2004 à Madrid (photo 3). Le Roland RG-7 Digital Grand Piano (photo 4) a été utilisé pour la tournée Borrowed heaven en 2004.

 
     
 
L'accordéon
 

C'est moins connu, mais Jim sait également jouer de l'accordéon. Ses performances n'apparaissent pas sur une vidéo d'un concert du groupe mais il est possible de voir Jim s'en servir dans le clip de "Only when I sleep" réalisé en 1997.

Il est vrai que sur scène il y a rarement de l'accordéon dans les chansons du groupe. Pour la tournée "Borrowed heaven" en 2004, c'est Kieran Kiely qui en a joué sur certains titres et notamment pour l'instrumental "Return to Fingal".

 
 
SHARON
 
Le violon
 

C'est à l'âge de six ans que Sharon a commencé à jouer du violon. Elle a prit ses premiers cours auprès du Père Mc Nally qui a rapidement remarqué qu'elle était douée pour cet instrument. Il l'encouragea à progresser et à aimer la musique classique. De 7 à 14 ans, elle joue dans un orchestre de jeunes musiciens, "The Redeener youth orchestra" ou elle a été second violon. Un orchestre réputé pour ses musiciens de qualité dans tout le comté. Sharon a vraiment une passion pour cet instrument et elle a toujours suivi assidûment ses cours. Il semblerait qu'elle n'en n'ait manqué qu'un seul. Elle a aujourd'hui tous les diplômes nécessaires pour enseigner. Sharon utilise de nombreux violons en fonction du son souhaité et selon qu'il s'agit d'un enregistrement en studio ou d'une interprétation sur scène.

 

Que seraient les Corrs sans violon? Loin de leur style, car sans le violon, il n'y a pas de musique traditionnelle irlandaise. Sur scène, Sharon a fort à faire car les chansons des Corrs contiennent toujours ou presque un morceau de violon. Et Sharon est toujours impeccable. Elle fait merveille dans les titres instrumentaux comme "Toss the feathers" ou "Joy of life". Un des plus grands moments pour elle est sans aucun doute pour le titre "Haste to the wedding" au Royal Albert Hall. Elle réalise un solo de plusieurs minutes. C'est divin et le public n'hésite pas à l'ovationner. D'ailleurs, ses morceaux au violon sont toujours très appréciés.

 

Violons principaux : Les Barcus Berry sont les violons habituels de Sharon. Ce sont des violons électro-acoustiques très polyvalents, de moyenne et haut de gamme. Il existe en plusieurs coloris (noir, bleu, blanc...). Sharon utilise pratiquement toujours le noir (photos 1 et 2). Elle s'en est servit pour toutes les tournées. Elle utilise parfois un modèle bleu (photo 3), notamment sur le titre "I never loved you anyway" pendant la tournée Borrowed heaven. Le modèle blanc (photo 4) a été plus rarement utilisé par Sharon.

 
     
 

Violons secondaires : Le Zeta Stratos modern performer series (photo 1) est un violon qui possède un son très réaliste. Il est de très grande qualité et il a une ligne très moderne. Sharon utilise deux versions de ce violon. Un modèle à 4 cordes pour les clips de "The right time " et de "All the love in the world" ainsi qu' un modèle à 5 cordes pour le clip de "Breathless". Le Yamaha SV110 silent (photo 2) est un violon de gamme moyenne, appelé aussi "violon silencieux". En effet, si on ne le raccorde pas à un amplificateur, aucun son ne se produira si l'on en joue. Cela est dû au fait qu'il ne possède pas de caisse de résonance. Sharon l'a utilisé pour quelques concerts de la tournée "Talk on corners". Les Violons classiques (photos 3 et 4) sont des violons fabriqués par divers luthiers spécialisés. Ces violons de très bonne qualité ont un très bon son. Sharon en a utilisé pour les clips de "Forgiven not forgotten",  "Only when I sleep" ou encore "I never loved you anyway" ainsi que pour certains concerts de la tournée Borrowed heaven, notamment pour le Live in Geneva.

 
     
 
Le piano
 

Comme pour son frère et ses soeurs, Sharon a tout d'abord apprit le piano par son père Gerry quand elle était petite. Le piano étant réellement l'instrument commun des quatre Corrs. Et même si elle en joue très bien, elle ne l'utilise quasiment jamais sur scène. C'est vrai qu'il y a du violon dans la quasi intégralité des titres du groupe alors il est difficile pour elle de jouer d'un autre instrument en même temps. Toutefois, elle en a joué pour quelques émissions télés lors de la promotion du best of en 2001 et pendant le concert du Lansdowne Road pour le titre "Closer". Pour cette chanson, cela fait un peu bizarre de la voir en jouer (question d'habitude certainement!), mais ça reste en tout cas un très bon moment.

 
La seconde voix
 

En plus du violon, c'est pour être la seconde voix du groupe que Sharon est appréciée. Il est vrai que sa voix, très belle, se marrie parfaitement avec celle d'Andrea. Elle fait la seconde voix pour la quasi-totalité des titres, mais sa voix est plus audible dans certains titres comme "Only when I sleep" et "Dreams". Quand elle est éloignée du micro, Sharon continue souvent de chanter. Elle connaît bien les paroles et chante presque autant qu'Andrea. Pour le titre "No frontiers", qu'elle interprète avec Caroline, il est très agréable de l'entendre chanter pleinement, tout comme dans l'album "Home" en 2005 ou elle chante seule le titre "Dimming of the day". Avec le lancement de sa carrière solo en 2009, Sharon fait entendre pleinement sa voix sur les chansons de son premier album solo. Une très belle voix qui par moment fait penser à celle d'Andrea!

 
La guitare
 

Ce n'est pas très connu, mais Sharon joue également de la guitare. Certes son niveau est loin d'être celui de Jim, mais elle se sert de temps en temps de cet instrument pour composer des chansons pour le groupe. Même si ses talents de guitariste n'apparaissent pas sur une vidéo, il faut savoir qu'elle en a également  joué sur scène pour quelques concerts de la tournée "In blue" en 2000. C'était pour le titre "Somebody for someone".

Avec sa carrière solo qui a démarrée en 2009, peut-être aura-t-elle l'occasion de jouer de nouveau de cet instrument.

 
 
CAROLINE
 

La batterie est l'instrument principal de Caroline, et sans nul doute celui avec lequel elle est la plus impressionnante.

Ce n'est qu'à 18 ans que Caroline a apprit à jouer de la batterie. Le groupe, qui était encore à ses débuts, avait besoin d'un batteur. Caroline, qui jouait alors des claviers, décida de devenir la batteuse du groupe. Son petit ami de l'époque était batteur, et il lui montra les bases. A partir de là Caroline apprit seule avec l'aide de CD. Une fois en confiance, elle commença à jouer avec les autres membres du groupe. Ses débuts ne furent pas faciles. La batterie est un instrument difficile et il faut plusieurs années pour atteindre un bon niveau. Mais Caroline, jamais découragée, a toujours tout fait pour progresser. Sa progression passa notamment par la résolution du problème des ampoules aux mains. Caroline décida de porter des gants d'équitation pour se protéger les mains. Rapidement, elle opta pour des gants de golf, plus confortables. Cette astuce lui permit de progresser, et de pouvoir jouer pendant tout un concert.

 

En parlant de la batterie, chacun se souvient de l'époque ou Caroline portait un gros casque sur ses oreilles (comme au Royal Albert Hall), remplacé aujourd'hui par de discrètes oreillettes. "Je préfère les oreillettes. Il y a plusieurs années, j'avais l'habitude d'avoir ces gros casques. C'était horrible. Au lieu de me sentir sur scène, j'avais l'impression d'être en studio. Les oreillettes sont fantastiques".

 

Que ce soit pour les concerts ou les émissions télévisées, Caroline fait toujours preuve d'une grande énergie derrière sa batterie. Elle joue avec tellement de passion qu'il lui arrive de casser ses cymbales. C'est pourquoi il faut lui changer régulièrement. Toujours concentrée, Caroline est impeccable du début à la fin de chaque concert. Mais c'est pour les solos des titres instrumentaux qu'elle est la plus impressionnante. Ainsi, c'est un réel bonheur de la voir jouer dans "Haste to the wedding" ou "Lough erin shore". D'ailleurs le public ne s'y trompe pas et ses solos sont toujours très applaudi.

 

"Je m'étais jamais imaginée faire de la batterie, je ne faisais que du piano et je ne pensais pas jouer de la batterie dans le groupe. Mais plus j'en jouais, plus je me rendais compte que j'aimais ça. Je me sens chez moi derrière ma batterie. Même si parfois l'absence de mélodie me pèse. Mais j'aime cet instrument. Et même si il reste dominé par les hommes, je crois que c'est en train de changer. Il y a de plus en plus de filles qui en joue. Il ne faut pas avoir peur d'apprendre. C'est un peu technique au début. Il y a beaucoup de gens qui voient des femmes le faire et qui se disent "je veux le faire aussi". Et lors de nos concerts, certaines personnes viennent pour voir "la fille qui fait de la batterie", je suis beaucoup plus épiée. Si c'était un gars qui en faisait, on ne lui porterait pas autant d'attention. Surtout que je reste très féminine quand je joue, ça surprend les gens. Je ne joue pas comme un homme".

 

Batteries principales : La Yamaha Maple Custom (photos 1 et 2) est une batterie acoustique faite en bois d'érable. Avec un son limpide et puissant, cette batterie de grande qualité de fabrication est une des meilleures du marché. Caroline l'a utilisé aux débuts du groupe, et notamment pour le célèbre concert du Royal Albert Hall en mars 1998. Elle l'utilise également dans certains clips comme "I never loved you anyway" (photo 3). La Yamaha 30th anniversary (photo 4) est une batterie sortie en 1999 à l'occasion des 30 ans de Yamaha dans la fabrication d'instruments de musique. Les caractéristiques sont quasi-identiques à la Maple custom. Les seules différences étant le bois utilisé pour la fabrication (du cèdre) et la couleur (champagne). On peut remarquer l'inscription "The Corrs" sur la grosse caisse. Caroline a utilisé cette batterie pour le Lansdowne Road, l'Unplugged, le Live in London...

 
     
 

Batteries secondaires :  En plus des deux célèbres batteries citées ci-dessus, Caroline a utilisé d'autres modèles de batterie que ce soit en concert ou pour des clips. En voici quelques-unes en images.

 
     
 
Le bodhran
 

Le bodhran (prononcez "Bow-ran") est un instrument de percussion irlandais constitué d'une monture en bois sur laquelle on tend de la peau de chèvre fixée par des rivets. En général, il se joue assis à l'aide d'un baton, le beater, qui vient frapper le côté externe de la peau. Mais on peut en jouer tout simplement avec les mains. On le tient coincé entre le buste et le haut du bras. La main gauche est posée à l'intérieur contre la peau et la main droite vient frapper l'extérieur de la peau. Critiqué pendant longtemps, le bodhran a été reconnu comme étant un véritable instrument celtique dans les années 60 grâce à Sean O'Riada. Ensuite, d'autres artistes comme The Chieftains ou Stefan Hannigan ont continué à rendre cet instrument populaire.

 

C'est à l'adolescence que Caroline se découvrit une passion pour cet instrument celtique. Elle l'a découvert un peu par hasard. D'ailleurs, elle ne sait pas pourquoi ni comment elle s'y est intéressée. Toujours est-il qu'un ami lui en a offert un (très bonne idée) et Caroline s'est prise au jeu. Elle s'est mise à en jouer de plus en plus pour atteindre un très bon niveau. Elle s'aida beaucoup en regardant des cassettes vidéos de musiciens traditionnels irlandais.

 

Même s'il lui arrive de rester derrière sa batterie pour en jouer (c'est le cas notamment pour "Forgiven not forgotten" et "Joy of life"), Caroline joue généralement du bodhran sur le devant de la scène. C'est là un des grands avantages de cet instrument car Caroline , libérée de sa batterie, peut enfin rejoindre son frère et ses soeurs devant, près du public. C'est l'occasion pour ses nombreux admirateurs de la voir de plus près. Comme pour la batterie, Caroline joue du bodhran avec beaucoup d'énergie. Ses solos sont très appréciés. Cet instrument renforce le côté traditionnel irlandais des Corrs.

 

Le Eamonn Maguire (photos 1 et 2) est certainement le bodhran le plus connu de Caroline. Il a été fabriqué par le célèbre luthier irlandais Eamonn Maguire. Ce bodhran est d'une très haute qualité sonore, avec une grande variation de nuances de sons. D'un diamètre de 18 pouces, il est fait en bois de bouleau vernis et recouvert d'une peau de chèvre de première qualité. Sur le bodhran, on peut remarquer le nom "Corr" ainsi qu'une dédicace : "Pour la main de Caroline, de Eamonn Maguire". Caroline a utilisé ce bodhran les premières années du groupe, jusqu'en 1998. Elle s'en est servit pour de très nombreuses apparitions publiques de cette période. Il apparaît également sur la vidéo du concert donné au Royal Albert Hall et dans le clip "Dreams". Les Brendan White sont fabriqués par le luthier Brendan White (établit aux Pays-Bas). Il a fabriqué la plupart des bodhrans de Caroline. Des bodhrans de 18 pouces à simple ou double peau animale (photo 4). Elle a utilisé ce type de bodhran entre 1998 et 2002 (pour le Lansdowne Road, l'Unplugged, le Live in London). Pour le Borrowed heaven tour, elle a utilisé des bodhrans de 14 et 16 pouces avec une double peau en fibres synthétiques (photo 4). Celles-ci ne craignant pas les différences de températures. Très utile pour le concert donné à Ischgl en novembre 2004 notamment.

 
     
 
Le piano
 

Caroline a apprit le piano dès l'âge de six ans par son père Gerry. C'est avec cet instrument qu'elle a fait ses débuts dans le groupe. Même si elle l'a "abandonné" (sur scène tout du moins) au profit de la batterie et du bodhran, Caroline en joue encore parfois pour le titre "Runaway".

Comme pour les autres instruments qu'elle pratique, Caroline joue du piano avec beaucoup d'attention. C'est toujours un plaisir de la voir en jouer, notamment pour le "Lansdowne road" ou elle est vraiment excellente. Mais c'est sa prestation dans l'"Unplugged" qui restera inoubliable. Dans les derniers instants de la chanson, Caroline commet une petite erreur, ce qui la fait bien rire, tout comme son frère et ses soeurs. Un bon moment. L'erreur n'apparaît pas dans le CD suite à un trucage technique (à voir donc en vidéo).

 
Le tambourin
 

Caroline utilise à plusieurs reprises ce petit instrument à percussion. Elle l'a utilisé pour le clip de "Runaway" (remix) mais surtout sur scène. Pour l'Unplugged elle l'utilise de deux façons différentes. Il s'agit dans les deux cas d'un "demi tambourin" noir, ou "tambourin demi-lune". Il est soit positionné sur sa batterie et Caroline frappe alors dessus avec ses baguettes (pour "Radio"), soit Caroline l'utilise directement avec les mains ("Dreams", "Old town", "At your side"). Pour le live in London, il y a bien un tambourin intégré à la batterie, mais elle ne semble pas s'en servir. Par contre, elle en joue avec les mains pour "Old town" et "Merry christmas" (demi tambourin bleu). Pour le live in Geneva, elle l'utilise également de deux façons. Avec les mains pour "Old town", et sur sa "mini batterie" pour "Angel" et "Summer sunshine".

 
     
 
Les congas
 

Les Congas sont des instruments de percussion d'origine africaine construits en bois de chêne et recouvert d'une peau de bonne qualité. Il existe plusieurs types de congas en fonction du diamètre du tambour.  Caroline utilise un "Quinto" (appelé également "primero"). C'est le modèle qui donne le son le plus aigu et qui est généralement utilisé pour jouer en solo. Le diamètre de ce modèle varie entre 22.5cm et 28cm. Caroline a peu utilisé cet instrument. Elle s'en est servie  pour le titre "Everybody hurts" dans l'Unplugged (photos 1 et 2). Très appliquée, elle en joue d'une manière très douce, très calme, et c'est vraiment agréable à regarder... et à écouter!!! Elle s'en est également servie pour le Stage 40 à Madrid en mai 2004 (photos 3 et 4) ainsi que pour quelques apparitions télévisées la même année.

 
     
 
Les bongos
 

Tout comme les congas, les bongos sont des instruments construits en bois de chêne et recouvert d'une peau. Il s'agit d'une paire de tambours reliés entre eux. Les deux tambours sont d'une taille différente. Le petit (qui donne le son le plus aigu) est généralement placé à gauche, et le  grand (qui donne le son le plus grave) est généralement placé à droite. Caroline a commencé à utiliser les bongos à partir de 2003 pour diverses apparitions publiques ou télévisées (photos 3 et 4) et surtout lors du Borrowed heaven tour en 2004 (photos 1 et 2).

 
     
 
Le lambeg
 

Le lambeg est un tambour de très grande dimension que l'on appelle aussi "bombo". Le modèle utilisé par Caroline pour la tournée 2004 est le CB-636B de marque Yamaha. Construit en bois d'acajou, ce modèle fait parti des plus grands de la gamme. Son diamètre est de 91cm pour 41cm de haut. Caroline l'a utilisé pour les titres "Borrowed heaven" et "Toss the feathers". Quand elle a du quitter le groupe en raison de sa grossesse, c'est Jim qui a assuré l'intérim et joué de cet instrument.

 
     
 
 
ANDREA
 
La voix
 

"Ce que je préfère c'est chanter. Si on peut appeler ça un instrument, si je crois que si" - Andrea Corr, le 13 août 2002.

 

Alors qu'elle était enfant, l'entourage d'Andrea remarqua très vite qu'elle avait une très belle voix. Elle aimait chanter, et elle chantait à l'école. Rapidement, sa voix devint son "principal instrument". Et c'est ainsi qu'elle prit la place de chanteuse du groupe au moment de sa formation. Andrea a une voix superbe et elle reconnaît que c'est naturel. " Je n'ai jamais pris de cours de chant, et je ne fait même pas d'échauffement avant les concerts, ce que je devrais pourtant faire car c'est plus sur et ça permet de mieux chanter". La voix magnifique d'Andrea laisse passer toute l'émotion de l'Irlande. Sur scène, elle est remarquable. Elle vit pleinement ses chansons et chante avec une passion incroyable. Cela se ressent encore plus dans certains titres comme "Queen of Hollywood" et "Runaway". Une voix unique, à la fois forte et envoûtante.

 
     
 
La tin-whistle
 

A la maison, chacun jouait du piano. Et il n'y avait qu'un piano pour toute la famille. De plus, son frère et ses soeurs jouaient également d'un deuxième instrument. C'est pourquoi on lui offrit un tin whistle. Elle a vite apprit à en jouer et à aimer cet instrument. Elle le gardait tout le temps avec elle. Ce petit instrument accentue le coté celtique du groupe. Et c'est un réel plaisir de voir Andrea en jouer, notamment pour les titres instrumentaux. Cet instrument convient parfaitement à Andrea qui a la mauvaise habitude de perdre ses affaires. Vu le faible coût du tin whistle, ce n'est pas trop grave de le perdre. Mais il lui arrive aussi de le lancer dans le public, comme au Lansdowne road pour le titre "Haste to the wedding".

"Je me sers de la flûte irlandaise traditionnelle, celle qu'on trouve dans les petites boutiques pour pas cher. C'est ce qui donne le meilleur son. J'ai essayé d'autres types de tin whistle, plus sophistiqué, mais il y avait beaucoup trop de variations dans le son. Je suis revenu aux petites flûtes classiques qui s'accordent mieux avec le violon".

 

La Walton's "little black" (photo 1) se constitue de deux parties. Le bec (en plastique noir) et le corps (en aluminium). Sa couleur noire lui donne un aspect élégant. Son son est doux et calme. Andrea l'a utilisé pour l'Unplugged et pour les clips de "Dreams", "Forgiven not forgotten". La Walton's "Mellow brass" (photo 2) se constitue également de deux parties. Le bec (en plastique vert) et le corps (en laiton). Elle donne un son plus puissant que la "little black". Andrea l'a utilisé pour les tournées de Talk on corners et de In blue. La Feadog "black" (photo 3) est l'équivalent de la Walton's little black. La seule différence se situe dans la qualité du son, plus doux et plus limpide. Andrea l'a utilisé pour la tournée de Borrowed heaven et quelques concerts de la tournée In blue. La Feadog "Brass" (photo 4) est l'équivalent de la Walton's mellow brass. Mais son bec est plus fin et d'un vert plus foncé. De plus, le son est de meilleur qualité. Andrea l'a utilisé pour le clip Angel (avec un bec noir).

 
     
 
Le piano
 

Comme pour son frère et ses soeurs, Andrea a apprit le piano par son père Gerry quand elle était petite. Contrairement à Sharon qui a joué du piano pour "Closer" lors du concert du Lansdowne road en 1999, Andrea n'en a à priori jamais joué sur scène depuis les débuts "officiels" du groupe en 1995 et la sortie de l'album "Forgiven not forgotten".

A noter que dans le cadre de sa carrière solo, Andrea a joué à plusieurs reprises du piano, non pas sur scène, mais pour des versions "piano" de certains titres de son album "Ten feet high". Ainsi, elle a joué du piano pour "Amazing", "Hello boy" et "Shame on you".

 
 
 
 

Dans le magazine Rhythm de mai 1999 Caroline parle longuement de son apprentissage de la batterie mais aussi de ses autres instruments. Un article intéressant pour en savoir plus! Traduction en français de Sophie.

 

"C'est un groupe génial pour lequel travailler, des gens très bien, terre-à-terre, vous voyez ? Et le succès ne leur monte pas à la tête, donc c'est un boulot très agréable [de travailler avec eux]." Ainsi parle Declan Hogan, technicien en batterie pour Caroline Corr. Il semble que tout ce qu'on peut lire sur The Corrs en ce moment porte non seulement sur leur talent, mais aussi sur ce qui en fait un groupe si plaisant et agréable. Et bien, ayant passé un après-midi en leur compagnie, je confirme qu'ils sont vraiment parmi les gens les plus amicaux qu'on puisse espérer rencontrer dans ce milieu, et même ailleurs. Et cela s'applique aussi à leur équipe qui les entoure, des gardes du corps à leur agent. Ces dernières années, les Corrs ont probablement fait plus d'interviews, rencontres et séances photo que n'importe quel autre groupe sur la planète - sans oublier environ un million de concerts - et pourtant, ils ont toujours cette capacité de vous mettre à l'aise et de converser avec vous comme de vieux amis.

 
 
 
Photos de Caroline, réalisées pour l'article
 

En fait, on peut dire que Caroline y excelle. Aujourd'hui, elle dégage un bonheur sincère, riant sans arrêt tout en parlant de la tournée à la vitesse de l'éclair. "Tout se passe très bien ; cette tournée est vraiment, vraiment géniale", rayonne-t-elle. "On a rempli six fois le stade de Wembley, ce qui est fantastique, on ne pourrait pas être plus heureux. La tournée n'arrête pas d'être étendue : on a commencé avant Noël, ce qui nous a fait passer tout le mois de décembre en Grande-Bretagne, puis nous avons redémarré en janvier à Dublin et Belfast, et nous retournons ensuite en Angleterre. Bien sûr, c'est beaucoup de travail pour nous, mais c'est le bon moment pour nous, et si on peut remplir ces dates, on a intérêt à le faire maintenant plutôt que de ne jamais en avoir l'occasion."

 

Avec six concerts à guichets fermés à Wembley, sans oublier deux dates supplémentaires à Docklands (et ça, c'est juste pour Londres), il pourrait sembler que les Corrs soient juste un énième groupe à succès éphémère. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité : ils ont eu un succès énorme dans d'autres parties du monde - notamment en Australie, au Japon et en Europe - depuis plusieurs années, avec plus de deux millions de ventes pour leur premier album Forgiven, Not Forgotten. Mais c'est Talk On Corners, leur dernier album en date, qui les a propulsés dans la stratosphère.

 

"Cet album a tellement bien marché, surtout en Grande-Bretagne. Dès qu'on a sorti [le single] Dreams, ça nous a fait décoller, alors on a sorti quelques autres singles et on s'est fait connaître. Avant ça, la bataille avait été rude. On a travaillé ensemble en tant que groupe depuis huit ans, les gens ne réalisent peut-être pas depuis combien de temps nous avons travaillé dur." Comme Dreams, de Fleetwood Mac, fut le titre qui a réellement mis les Corrs sur le chemin du succès planétaire, je demande à Caroline comment s'est passée sa rencontre et son duo avec Mick Fleetwood au Royal Albert Hall lorsque les Corrs y ont joué le jour de la St Patrick. "C'était génial", s'extasie-t-elle. "Il a été adorable. Et évidemment, pour moi, la novice, jouer avec lui était une grande expérience. Quelqu'un - ça devait être notre manager - a suggéré qu'on joue ensemble, et je me demandais 'comment ça va marcher ? Comment peut-on mettre deux batteurs sur scène et les faire jouer ensemble ?' Il a d'abord joué sur Dreams pendant que je chantais un peu sur le devant de la scène avec mon bodhran. Et puis sur HTTW, qui est un air traditionnel irlandais, on a joué tous les deux ensemble et ça a très bien marché. Il s'est occupé des percussions alors que je faisais le rythme de fond. Il est tellement doué, c'est quelqu'un d'adorable."

 

Le fait que Caroline se décrive comme novice semble plus que légèrement modeste quand on la voit en action. On dirait qu'elle a joué de la batterie toute sa vie. A cause de, il semblerait, la paranoïa des producteurs, Caroline ne joue quasiment pas sur Talk on Corners, bien que son puissant bodhran soit présent tout au long de l'album. Mais à la voir jouer en concert, on n'en comprend pas la raison. Elle joue avec une passion, une sensibilité et une énergie en contradiction avec sa petite silhouette ; et son sens du rythme est parfait. Il est évident qu'elle donne tout ce qu'elle a en jouant.

 

"J'ai toujours joué comme ça, et je pense que tout le monde joue naturellement à la fin de la journée", dit-elle en haussant les épaules. "J'ai toujours eu les bras très actifs et les gens me disaient 'tu gaspilles trop d'énergie'. Mais c'est juste très naturel pour moi de jouer comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Probablement parce que j'ai débuté tard ; je ne m'y suis mise qu'à 18 ans - mon instrument principal à la base était le piano. J'ai pris quelques cours, mais pas très longtemps. C'est comme si on m'avait jetée sur scène. Les gens me disent que ça a l'air plutôt physique, et je me rappelle qu'au début, c'était effectivement très exigeant au niveau physique pour moi, mais on développe de l'endurance.

 
 
 
L'apprentissage de la batterie au début des années 90
 

Je dois encore faire attention à mon dos, cependant. J'en parlais à Larry Mullen il y a deux semaines - il est venu au concert de Dublin, qui était super, et j'ai été vraiment contente de le voir là. J'ai parlé avec lui après le concert et il m'a dit de me procurer un de ces sièges avec un support pour le dos, parce qu'on doit faire attention à ça, vraiment."

 
 
 
Siège sans dossier (à gauche) et siège avec dossier (à droite)
 

Son technicien, Declan, confirme l'implication physique de Caroline : "le bris de cymbale est une habitude chez Caroline : on est toujours en train de téléphoner à Zildjian [pour en commander de nouvelles]. Elle en casse beaucoup, ce qui montre qu'elle les frappe vraiment fort. On change aussi la peau des caisses assez souvent. Presque à tous les concerts, en fait."

 
 
 
Caroline frappe fort sur ses cymbales et ses peaux
 

La plupart du temps, Caroline joue avec un click live (appareil auditif qui donne le rythme, ndlt). C'est une chose à laquelle elle s'est beaucoup habituée. "Je ne sais pas jouer autrement", dit-elle. "J'ai appris de cette manière car nous avons toujours utilisé des clicks à cause de la nature de notre musique. Je ne l'utilise pas pour les morceaux traditionnels cependant, et c'est assez rafraîchissant. Mais j'y suis habituée maintenant, j'ai le rythme directement dans la tête et je trouve ça bien. J'apprécie plutôt ça, à vrai dire, bien que ça n'ait pas toujours été le cas."

 
 
 
Le fameux casque remplacé depuis par des oreillettes
 

Caroline est une véritable musicienne éclectique. Comme elle l'a mentionné, son premier instrument était le piano, qu'elle a commencé à l'âge de six ans. Durant les concerts du groupe, en plus de la batterie, elle vient jouer du piano à l'avant de la scène, chante en duo avec sa soeur Sharon, et effectue un merveilleux solo de bodhran. Elle apprécie visiblement les multiples rôles qu'elle joue au sein du groupe. "J'adore jouer des airs traditionnels", s'enthousiasme Caroline. "J'adore jouer Toss the feathers, qui est le morceau final, très rock. Mais j'aime aussi jouer Dreams, parce que le rythme et la basse vont ensemble, ce que j'aime beaucoup. Il ne s'agit pas juste de ma partie, mais de ce que tous les autres font également."

 

"J'ai commencé à chanter sur cette tournée seulement", continue-t-elle. "Avant je ne faisais que le solo de bodhran, et c'est parce qu'on a étendu la tournée qu'on a eu besoin de faire d'autres choses.
Sharon et moi-même avons décidé de chanter une chanson ensemble - No Frontiers, écrite par Jimmy McCarthy. C'est une jolie ballade irlandaise, et ça a du succès chaque soir."

 
 
 
Au chant pour "No frontiers", en duo avec Sharon
 

La transition piano/batterie de Caroline est due à l'influence d'un amour de jeunesse. "J'avais un petit ami dans ma ville natale, Dundalk", se rappelle-t-elle. "C'était un batteur, fan acharné de U2 - Larry Mullen était son héros. Le groupe [les Corrs] venait de se former, on écrivait des chansons ensemble, mais à l'époque Sharon ne jouait pas du violon dans le groupe, ce qui était vraiment bizarre. Ça semble difficile à croire, mais on était vraiment en train d'expérimenter avec notre son et nos instruments. Aucun d'entre nous ne savait ce qu'il faisait, on faisait juste de la musique - on ne savait pas comment l'organisation sur scène allait marcher. Un jour, il jouait de la batterie et j'ai dit, 'Je vais faire un petit essai...'. Et j'ai juste appris comment jouer un tempo à huit temps ou un truc comme ça, j'ai bien aimé, alors j'ai commencé à en apprendre un peu plus. Et il me semble que les autres - Jim, Sharon et Andrea - sont arrivés et on dit 'Ça sonne vraiment bien. Voilà ce qu'on va faire : on va incorporer ça dans le groupe.' Et voilà, c'est à peu près comme ça que ça c'est passé - tout d'un coup je jouais de la batterie. La première fois que je me rappelle avoir joué en public était lors d'une émission télé, et j'étais tellement nulle - ha ! C'était il y a belle lurette et j'étais incroyablement nerveuse - je m'en souviens très bien. C'est comme ça que ça a commencé."

 

Donc le bodhran, que je croyais naïvement partie intégrante de la vie de Caroline depuis sa naissance - est en fait arrivé après qu'elle a commencé à jouer de la batterie. "Oui, on a fait une flopée de sessions acoustiques, surtout en tournée aux Etats-Unis, où on faisait des émissions radio. J'ai donc eu besoin de percussions, et j'ai toujours adoré le bodhran. je ne sais pas comment je m'y suis intéressée... Je me rappelle avoir dit à un ami que j'adorerais en avoir un, donc ils m'en ont acheté un et j'ai commencé à apprendre. J'ai appris grâce à une vidéo faite par Stefan Hannigan. C'était super pour la technique, et une fois que j'ai maîtrisé ça, je me suis entraînée et j'ai joué plus souvent."

 
 
 
Le bodhran, instrument incontournable de Caroline
 

Avec ses frère et soeurs, Caroline a passé sa jeunesse à écouter des groupes comme Genesis, The Police et Prince ("J'étais une grande fan de Prince quand j'étais jeune"), il n'est donc pas surprenant que la batteuse la plus légendaire de The Artist (surnom de Prince, ndlt) ait été une de ses premières héroïnes. "Quand j'étais plus jeune, je n'avais pas de batteur préféré parce que je ne jouais pas de la batterie", dit-elle. "Et puis quand je m'y suis mise, j'adorais regarder les autres batteuses, comme Sheila E., ou Cindy Blackman du groupe de Lenny Kravitz." Et bien sûr, elle a désormais l'occasion de rencontrer beaucoup de ses batteurs favoris, et parfois même de jouer avec eux. "J'ai rencontré Steve Gadd et Pino Paladino - les deux participaient au spectacle de Pavarotti en même temps que nous, avec beaucoup d'autres artistes et Luciano [Pavarotti]. On a chanté une chanson avec eux, puis joué Dreams, où ils se sont également joints à nous. C'était génial. J'ai aussi une peau signée par Vinnie Colaituta", confie-t-elle en riant.

 
 
 
La "Mapple custom" et la "Champagne sparkle"
 

Et comme Steve et Vinnie, Caroline utilise des percussions Yamaha et des cymables Zildjian. D'ailleurs, elle s'est fait livrer le magnifique ensemble "Champagne Sparkle" pour cette tournée. "Avant celui-là, j'avais le Maple Custom d'une couleur noire verdâtre, mais j'ai décidé qu'on devait se mettre aux paillettes, alors j'ai demandé à Yamaha de me fournir le kit Champagne. Ce qui est bien avec ce kit, c'est que c'est la version '30ème anniversaire', donc je pense qu'ils n'en ont pas fait beaucoup. Il est beau et le son rend bien, alors ils feraient mieux de ne pas me le reprendre ou je serai très malheureuse."

 
 
 
Différents gants utilisés par Caroline
 

Outre les fûts Yamaha, un des éléments les plus caractéristiques du look de Caroline sur scène sont les gants qu'elle porte toujours. Elle les utilise depuis un moment, mais c'est seulement récemment qu'elle a trouvé la paire parfaite. "J'essayais d'en trouver des fins, avec une bonne accroche [pour les baguettes, ndlt]", explique-t-elle. "Je me rappelle ma toute première tournée, j'utilisais un modèle rembourré, et les baguettes n'arrêtaient pas de voler hors de mes mains toutes les cinq minutes. J'ai utilisé des gants d'équitation pendant un moment, mais ils n'arrêtaient pas de se déchirer. Et puis j'ai commencé à porter des gants de golf parce qu'ils sont très fins, ils agrippent bien et ils ne sont pas trop chauds. Pour moi c'est génial, ça me protège les mains - avant j'avais beaucoup d'ampoules et compagnie, donc c'est une protection supplémentaire."

 

En parlant de protections, je demande à Caroline si elle n'a pas quelques idées, conseils ou opinions sur la batterie qu'elle aimerait partager avec Rhythm. Sa réponse est immédiate. "On a besoin de plus de filles, définitivement ! Je crois que les femmes ne sont pas attirées par ça, à force de voir autant d'hommes jouer. Donc oui, définitivement plus de filles."

 

Je dis amen ! Les Corrs sont aujourd'hui l'un des plus grands groupes du monde, des millions de personnes écoutant leur pop extrêmement mélodique mâtinée de Celtique. Et ils en sont arrivés là en travaillant dur, en s'investissant à fond et avec énormément de talent. Bien sûr, ils avaient déjà le physique pour eux, mais pour le reste ils ont travaillé sans relâche, non seulement en faisant de la promo non-stop mais aussi avec d'interminables heures d'entraînement individuel pour se transformer en musiciens de haut niveau capables de se produire devant des milliers de gens et de les émouvoir. Pour Caroline, en tout cas, cela a plus que valu le coup. "Je pense que c'est de mieux en mieux", déclare-t-elle avec l'enthousiasme qui la caractérise. "Lorsqu'on s'investit longtemps dans quelque chose, quand le succès arrive [on se rend compte] que ça en valait vraiment la peine, tout ce travail qu'on a fourni. Et on passe un bon moment ; on travaille toujours aussi dur, comme d'habitude, mais ça vaut le coup, et on en profite au maximum."

 
 
 

 

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